Corot
Jean-Baptiste Camille Corot (né le 16 juillet 1796 à Paris – décédé le 22 février 1875 à Ville-d’Avray), la place qu'occupe Corot dans l'histoire de la peinture française est malaisée à définir. Élève d’Achille-Etna Michallon (1796-1822), premier prix de Rome de paysage historique en 1817 puis de Louis-François Bertin dit ‘Bertin l'Aîné’ (1766-1841), Corot se rend en Italie en 1825, en 1834 et 1843. Durant son premier séjour, pendant trois ans, il travaille en plein air. Il découvre alors le rôle de la lumière dans la structure de la composition et dans la création des effets. Ses études de paysage, d'une grande sensibilité, témoignent d'une parfaite harmonie entre l'homme et la nature : son lyrisme serein, loin des paysages dramatiques ou torturés de ses contemporains, est celui d'un romantique élégiaque et sentimental. Le sens de la fuite du temps, la mélancolie profonde qui anime ses paysages comme ses modèles, appartiennent au registre des sentiments romantiques et bien qu'il en récusât les expressions démesurées.
